La proprioception végétale.
Chez les humains et les animaux munis d'un cerveau, il existe un sens que l'on mentionne plus rarement. Ce sens est la proprioception. Il signifie l'autodétection. Les récepteurs de ce sens sont enfouis dans les fuseaux musculaires et les tendons. Ces détecteurs informent le cerveau sur les angles que forment les articulations. En combinaison avec l'information visuelle, notre cerveau forme une image de la position de nos membres et de notre corps en entier. Sans cette image, les mouvements seraient impossibles.
La plupart des gens pensent que les plantes poussent seulement dans deux directions. En fait, les plantes sont continuellement en mouvement. Elles peuvent pousser dans toutes les directions. La seule limitation de mouvement qu'elles ont, c'est qu'elles le font à partir de leur point d'ancrage dans le sol. Par exemple, un arbre en croissance doit ajuster constamment la répartition de son poids pour ne pas se briser. Il doit, en même temps, changer la direction de la croissance des branches pour compétitionner et obtenir une surface maximale d'exposition à la lumière. Une plante doit aussi ajuster sa croissance en fonction des changements de son environnement comme le vent, la luminosité et la disponibilité des nutriments et de l'eau. Tous les mouvements s'effectuent sur une échelle de temps plus lente que la nôtre. Sans un système élaboré d'information sur sa position de la partie hors sol et dans le sol, il serait impossible pour une plante d'apporter des corrections lors de sa croissance et de maintenir une position verticale.
Elles sont aussi dotées de leur propre sens de proprioception végétale d'une complexité comparable à celui des animaux. Ce sens est basé sur des informations comme la différence de pression dans les cellules, la déformation des parois cellulaires et de la gravité.